La retraite du kinésithérapeute libéral repose sur un système spécifique géré par la CARPIMKO. Elle s’appuie sur trois volets principaux :
En pratique, un kinésithérapeute libéral perçoit en moyenne 30 à 40 % de ses derniers revenus d’activité. La perte de revenus est donc conséquente : le revenu du kiné chute en moyenne de 70 % au passage à la retraite. Sans solution complémentaire, elle peut impacter significativement son niveau de vie.
Attention à ne pas confondre réforme globale des retraites et réforme de l'assiette sociale : pour le kinésithérapeute libéral, c'est cette dernière qui s'applique au 1ᵉʳ janvier 2026. Concrètement, le système n'est pas bouleversé par une reforme retraite du kine, mais recomposé. Les taux de cotisations vieillesse évoluent, certains seuils sont relevés et le statut de « kinésithérapeute inactif » est supprimé au profit d'un statut « Retraité » uniformisé.
L'impact se concentre sur trois leviers : le montant des cotisations retraite, les droits acquis auprès de la CARPIMKO et, à terme, le futur montant de la pension. La logique : moins de CSG-CRDS non contributive, davantage de cotisations ouvrant des droits.
Tableau comparatif : avant / à partir de 2026
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Sujet |
Avant 2026 |
À partir de 2026 |
Effet trésorerie |
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Assiette de cotisations |
Plusieurs bases coexistantes |
Assiette sociale unifiée, commune à toutes les cotisations |
Lisibilité accrue, mais recalcul des acomptes à prévoir |
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CSG / CRDS |
Part élevée, sans droits retraite générés |
Part réduite au profit des cotisations contributives |
Total proche, mais ventilation des appels modifiée |
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Retraite complémentaire CARPIMKO |
Système mixte : part forfaitaire + part proportionnelle |
Régime entièrement proportionnel au taux annoncé de 8,70 % |
Petits revenus moins pénalisés, revenus élevés contribuent davantage |
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Plancher / plafond RC |
Cotisation forfaitaire ouvrant des droits fixes |
Cotisation minimale sur 24 030 €, maximale sur 144 180 € |
Trésorerie plus prévisible, écarts selon le niveau de revenu |
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Droits retraite |
Une partie des cotisations non contributive |
Davantage de cotisations génératrices de droits |
Effort plus « rentable » pour la pension future |
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Acomptes & régularisation |
Barèmes antérieurs appliqués |
Nouveaux taux intégrés dès les premiers appels 2026, régularisation via déclaration |
Risque de tension de trésorerie sans anticipation |
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Impact global |
Charges peu lisibles, part importante non contributive |
Répartition plus favorable aux droits retraite |
Provisionnement recommandé dès début 2026 |
EN CLAIR : La réforme 2026 ne signifie pas « plus de cotisations partout ». Il s'agit d'une recomposition : moins de CSG-CRDS, davantage de cotisations retraite, et une complémentaire CARPIMKO entièrement proportionnelle. Une raison de plus pour faire le point sur sa stratégie retraite globale dès maintenant.
Voici les étapes de calcul pour estimer sa future pension de retraite :
À noter : les règles de calcul (valeur du point, trimestres requis, âge légal,…) évoluent régulièrement. Il est donc essentiel de suivre les mises à jour de la CARPIMKO.
Sans préparation, la retraite d'un kinésithérapeute libéral se limite aux régimes obligatoires (base, complémentaire et ASV). Le montant reste faible et assure difficilement un niveau de vie comparable à celui de l’activité libérale.
Avec une stratégie de préparation active (PER, contrat retraite Loi Madelin, investissements immobiliers ou financiers), il est possible de compléter efficacement ses revenus futurs. L’anticipation permet non seulement de sécuriser son pouvoir d’achat, mais aussi de bénéficier d’avantages fiscaux (comme la déduction des versements Madelin du BNC).
Voici un tableau comparatif des taux de remplacement selon les choix du kinésithérapeute pour préparer sa retraite :
| Situation | Taux de remplacement estimé | Revenus mensuels pour 3 000 € nets avant retraite |
|---|---|---|
| Pas de préparation, cotisation CARPIMKO seule | 30-40 % | 900 - 1 200 € |
| Avec cotisations supplémentaires (PER individuel) | 50-60 % | 1 500 - 1 800 € |
| Avec investissement immobilier | 70 % ou plus | 2 100 € ou plus |
Exemple 1 : kiné avec 3 000 € de revenus nets mensuels
Exemple 2 : kiné ayant souscrit un PER
Ces simulations mettent en évidence l’écart important entre pension obligatoire et revenus d’activité, et l’intérêt concret d’anticiper la retraite d’un kinésithérapeute libéral.
En résumé, la retraite kinésithérapeute libéral se construit autour de régimes obligatoires par points, soumis à des règles de décote et surcote, mais reste bien en deçà du revenu d’activité. Anticiper est donc indispensable pour préserver son confort de vie.
Les solutions telles que le Plan d’Épargne Retraite (PER) ou le contrat retraite Loi Madelin permettent de constituer un capital et de bénéficier d’avantages fiscaux immédiats.
CAP MÉDICAL vous accompagne pas à pas : analyse de vos droits acquis auprès de la CARPIMKO, simulation de votre future pension, mise en place de solutions adaptées (PER, Loi Madelin, placements complémentaires).
Prenez rendez-vous avec un conseiller CAP MÉDICAL (en visio, par téléphone ou en présentiel) pour établir une stratégie sur-mesure et sécuriser votre avenir. N'hésitez pas aussi à consulter notre tableau comparateur de prévoyance du kiné libéral.
Elle repose sur un système par points (base + complémentaire + ASV). Les cotisations versées chaque année génèrent des points, dont la valeur au moment du départ fixe le montant de la pension.
L’âge légal est fixé à 64 ans, mais le taux plein est atteint à 67 ans ou avec la durée de cotisation complète (jusqu’à 172 trimestres).
En moyenne, un kiné libéral touche 30 à 40 % de ses derniers revenus d’activité. Sans préparation complémentaire, la perte de revenus est d’environ 60 à 70 %.
L’Avantage Social Vieillesse est un régime complémentaire obligatoire pour les kinés conventionnés. Il renforce le montant de la pension en plus du régime de base et du complémentaire.
Les dispositifs comme le PER ou les contrats Loi Madelin permettent de constituer une épargne retraite et d’obtenir des avantages fiscaux. Ils sont essentiels pour compenser la baisse de revenus à la retraite.